Tics aléatoires

L'artiste transcende par le rêve sa curiosité

En créant au travers de son expérience de curieux

Un monde intérieur qu'il n'a de cesse d'explorer.

L'artiste est un curieux en circuit fermé !

 
Fab

Lundi 6 août 2007 1 06 /08 /Août /2007 17:55

L’AMITIE

 

 

L’ami a mis

L’amitié

À moitié

Amidonnée

Dos à dos.

 

Nez à nez

L’animé

Met l’anis

Abîmé

À l'aîné

Mal-aimé.

 

Face à face

Je m’efface

Et repasse

Dans l’impasse

D’une crevasse

Vissée du vice

Et versa déversé

 

La nuit nuit

L’ennui

De minuit

Qui fuit

Et poursuit

Le bruit

Infini

D’un oui.

 

Un Fa, mie

De mon cœur,

Chante gémit

Mes douleurs

J’en frémis,

J’en pleure

Et implore

L’indolore,

L’inodore

Qui dort

Au loin.

 

Par Pedro Martins - Publié dans : les ailes apostrophées
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 10:24

PARIS-PRINTEMPS

 

 

Paris-printemps m’enivre puis dérive

Des livres en bateau sur la Seine

éméchée. Soleil engazé aux rives

penchées éclaire ma Raison, freine

ma pensée. Les quadrimobiles filent à

vive allure égrenées par une béatitude

endeuillée. Les passants baladeurs jettent

un œil au coin de la rue, puis le récupèrent

abasourdi à l’ami incongru. Un frère

Urbain de passage à Toulouse, errant

depuis bientôt mille ans en son torrent.

 

Paris-Printemps par un temps apprivoi-

sé de voisins avisés s’est enfui

Laissant derrière lui l’ennui du glacis.

Tapi sous la protection des Rois Perses

Sa chaleur transcende puis transperce

Ma chair arrachée aux pavés sableux

D’une plage-béton ténébreux.

 

Paris par un temps brun admire

L’arrivée bien au loin d’un été à venir ;

Ville impatiente en descente

indécente inaugure au soir l’obsédante

insomnie : figure passée de mes nuits,

Présage infini annonce l’ennui

Apprit un par un le temps d’une rime.

Le printemps au départ de Paris, crime

Estivale pleuré à l’automne orangé

Aux cris de violons monotones dérangés.

 

Par Pedro Martins - Publié dans : Sang d'hiver
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 09:57

 

LES TOILES ETOILÉES

 

À Isabelle Chartier,

 

Mes songes prolongent une nuit où bleuie

Le regard d’un nénuphar vernis vert doré.

 

Eblouis par le voile : des milliers d’étoiles

Déployées sur les toiles à mes yeux se dévoilent.

 

Organe végétal étale en milles gammes

Tes couleurs foudroyantes, odeurs apaisantes.

 

Absorbé par les toiles étoilées et polychromes

J’aperçois une lune d’eau, cri des arômes.

 

Un touareg des airs, enlacé dans les ailes

De nymphéa, cheval au galop d’or pastel.

 

Libéré par l’envol aéré de Palonne

L’obscurité d’un Soir s’illumine et rayonne.

 

Par Pedro Martins - Publié dans : Sang d'hiver
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 10:55

DRAPEAU NOIR

 

 

Soif argentée ornée de désirs mordorés,

Faim veloutée de mes cris étouffés ;

Expulsaient ma rage ambitieuse

D’un cadavre à l’âme paresseuse.

 

Épave immortelle au passé pesant

Porte à l’épaule un fusil indélébile ;

Arme l’encre dans les veines accusant

Les reflets de l’humanité sénile.

 

L’eldorado est un voile affiché

Au sein de nos amorphes cerveaux ;

L’homme est mort, place aux veaux !

 

Dans l’obscurité d’un fier drapeau

Excave l’espoir d’une lumière cachée,

Source d’allégresse, bonheur empêché.

 

Par Pedro Martins - Publié dans : Rebonds dits par les maux
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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 18:15

REGARD

 

En lui, mes actes se multiplient…

 

Je m’évade en lui

Comme un prisonnier fuyant la nuit…

Je m’éclate en lui

Comme un poète échappant à l’ennui…

Je me reflète en lui

Comme la Lune devant la pluie…

Je m’égare en lui

Comme une larme que l’on essuie…

Je m’accroche en lui

Comme un acrobate à l’oubli…

 

En lui, un pacte s’est à jamais établit

Sans signature au bas d’une page que l’on plie ;

Jusqu’à la Vie

Eternellement endormie…

 

Par Pedro Martins - Publié dans : Sang d'hiver
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 09:57

Aires infinies

à Pedro Eiras

 

Mourir seul même entouré

mal ou bien,

vivre l’Un seul même isolé

va-le-vient

entre eux et moi, lacéré,

impossible à

enlacer, corps épaulés.

 

La sibylle impalpable,

lointaine à

mon image coupable ―

Cassandra ―

Coupable d’être aimé

par toi

au-dessus de ma tête, et

vers Moi

le don s’est parsemé

à l’insu

d’un mensonge, ter-

rible issue :

La mort, la mort, la mort

morsure urgente, urgente

à tort, à tort, à tort… urgente

gente ausente

à voz…

Par Pedro Martins - Publié dans : Fragments songés
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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 11:29

OBSESSION

 

Je veux des mots

Plein la tête

Parsemée de rameaux.

 

Je veux lettres et

Cris dans l’en-tête

D’écorce d’un hêtre.

 

Je veux des phrases

Tel un pense-bête

Que l’éveil embrase.

 

Je veux par agrafes

Tirées, une dette

Aux paragraphes.

 

Je veux des pages

Entières, nettes

Sans verrous ni cages.

 

Je veux des livres

Et ma tête

Des maux ivres.

 

Je veux d’un vœu

Avouer ma bête

Idée du je.

 

Par Pedro Martins - Publié dans : Rebonds dits par les maux
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 14:18

Pyrogravure

 

Passant au sud do litoral esquecido

No palco amargo e sombro je drape l’oublié ;

La pause, à jamais savourée num suicídio vencido,

Foi pálida à beira-sol de mon amour-sablier.

 

Péniche à la Seine atravessada pelo olhar

Do par amoroso sempre attaché à l’inconnu ;

Elle sécha mes yeux parando agora de molhar

A pele oferecida em água soudainement nue.

 

Pyrogravé au bas de soie, o poema leva-nos

Na ponte abaixada sob o sal de mes passions-vertiges ;

La clarté parée d’émoi apaga e cega-nos

A luz encaixada no saule-pleurant ses tiges…

 

 

xiaPaz

ruomAmor
   étnaSaúde…

Par Pedro Martins - Publié dans : Fragments songés
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Lundi 9 juillet 2007 1 09 /07 /Juil /2007 11:53

 

L’ARCADIESE

 

  

Allons Pygmalions de l’écrit

L’écritoire est préparée,

Contre nous de l’hypocrisie

L’étendard noir est torturé.

 

Inspirez-vous dans les campagnes

Mûrir ces colosses obsessions,

Elles viennent en belles sensations

Abréger l’insomnie votre bagne.

 

Aux larmes écrivains

Prenez tous vos crayons,

Créez, créez,

Qu’une encre pure

Emeuve nos passions.

Créons, créons,

Qu’une encre pure

Emeuve vos passions.

 

Amour sacré de l’écrit

Séduis, soutiens nos seuls songeurs.

Liberté, liberté chérie

Combats avec tes défenseurs.

 

Sous nos chapeaux que les histoires

Accourent par mille vents,

Que les critiques expirants

Voient ton triomphe et notre gloire.

 

Le nœud d’une corde d’enclave

De maîtres, de mots parjurés

Pour qui cette ignoble entrave,

Censure dès longtemps préparée.

 

Pygmalions pour nous, ah quel outrage,

Quel rapport ils doivent concocter,

C’est nous qu’on ose menacer

De vendre à l’antique esclavage.

 

Quoi des cohortes ordurières

Feraient loi dans nos papiers,

Quoi ces phalanges si fières

Terrasseraient nos rêves déployés.

 

Grande Muse par des mains menottées

Nos songes sous le joug se tairaient,

De vils penseurs deviendraient

Les maîtres de nos destinées.

 

Pygmalions, en poètes unanimes

Eclairez par vos flammes

L’âme de ces tristes victimes,

Egarées à regret en Réclame.

 

Mais ces despotes rédactionnaires

Mais les complices du vice,

Tous ces tigres qui sévissent

Eviscèrent le sein de leur mère.

 

Tremblez diktat de l’écrit perfide

L’opprobre de tout être éprit,

Tremblez, vos desseins lettricides

Vont enfin recevoir leur prix.

 

Toutes les paroles pour vous abattre,

S’ils tombent nos jeunes hérauts

Le monde en produit de nouveau

Contre vous tous prêt à se battre.

 

Nous écarterons les barrières

Où nos aînés furent abattus,

Nous y sentirons leur poussière

Et l’exemple de leurs vertus.

 

Bien moins jaloux de leur survivre

Que de propager leur recueil,

Nous aurons le sublime orgueil

De les venger et de poursuivre.

 

Que l’amour, que l’écrit

Embrasent nos cœurs amoureux,

Ayons toujours l’âme nourrie

Des feux qu’ils inspirent tous deux.

 

Soyez réalistes, tentez l’impossible

Nos piètres ennemis échoueront,

Alors Pygmalions nous chanterons

Encore ce refrain, notre bible.

 

Aux larmes écrivains

Prenez tous vos crayons

Créons, créons

Qu’une encre pure

Emeuve vos passions.

Par Pedro Martins - Publié dans : les ailes apostrophées
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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /Juil /2007 17:45

LA POESIE

 

La poésie est dans la rue

Étroite de nos âmes errantes

Au bout d’une impasse incongrue.

 

La poésie est dans le cœur

Des passants et passantes

Saisis un instant par leurs peurs.

 

La poésie flâne dans l’air

Du temps qui trépasse

Au soir d’un hiver.

 

La poésie chante la rue

Sa frénésie sa cohue

Enivrante espérante.

 

La poésie

Et Cætera

Dessaisie

Et sera…

Par Pedro Martins - Publié dans : Rebonds dits par les maux
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Edito

 

Je m'écris sur ma partition de chair mes tics en mi mineur Et m'ignore lorsque les cris et tics en chant et en son se font par l'écrit et l'éthique d'une chanson Chantons ! car mon cri est l'éthique de la révolte en haute tension Attendu que mes tics sont l'écrit de mes obsessions.

 
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