Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 11:54

Cinématière

 

L'image s'écarte                     décentrée

Elle flotte sur la fleur

de ma peau, en eaux-fortes sous-titrées.

De Babel         Je ne Suis déjà plus que les pleurs

identiques à Tout. Expulsé

de ma gorge le cri       Coupe             la pellicule

En flashbacks ─ regard intérieur révulsés ─

Où l'écrit perd la ligne en monticules

D'ossements.              Cinématière où

les cadavres immatériels

S'accumulent, offrant à nos goûts

l'onirisme en mouvements surréels.

Hors-cadre                             je voyage vers l'Ouvert

Vide pleinement vide

m'ouvrant ses bras découverts

Sur chaque piste vive

Sur chacune

Des listes

Vivement souhaitées, lacune

qu'aucun de nous, tristes acteurs

sans caméra, ne peut éviter.

Travelling sur l'éphémère Temps

Entre poussière et poussière

Où l'Hier pousse l'Aujourd'hui

Et que Rien ne repousse. Actant,

Actons ! J'actualise

   Verbalise ma vue

Au « Face à moi, voilà

 

TOUT »

Par Pedro Martins - Publié dans : Actes de colloque
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