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Broderies
… aux biens armés.
L’eau naviguait sur le sol enjoué
par nos pas
Si souhaités sont les mots bafoués
par lambda
Un lent oui provenant de Russie
expulse dès lors
De ma voix ces inepties
que masque mal l’or
de mon souffle ouvert aux océans
d’autres terres
D’autres mers et cieux sans
malentendus
Sang mal
étendu
par nos plaisirs en lettres
d’Elzévir sans l’être
éperdu
que souhaite
un jour devenir
l’avenir
qui malgré tout
nous tombera sur la tête
Oui malgré nos bras
dénigrés…
Pulsations écumeuses
balayant
l’épiderme marqué
de ta lente présence
Elles déroulent et s’enroulent
aux contours précieux de tes
doigts lavés de houles
Et déplacés d’été en été
dans l’étang où mon hêtre
fut planté sans
qu’un Traître
ne vienne puissant
me déterrer et me fixer
Statique immobile
Sans jamais risquer
ainsi de me Fuir servile
à la liberté
Raretés maintes fois
retenues par
tes mains parfois
crispées de part en part
au travers
du cri prononcé
par mes vers
méprisés à souhait
Mais sous la réalité
se cache
l’isthme périclité
qui se détache
inlassablement
Aussi lentement
que le mouvant sable
de l’émouvante étable
sans sacre et
pourtant aujourd’hui louée
par ceux consacrés
par les cieux
Si visible dans l’invisible
que le monde finit par croire
en sa gloire
Pour leur salut infini
Ment ! Ment ! Vaine parole
coupée au poignet
par l’obole
d’un scalpel assigné
pêle-mêle aux Autres
Ô différence ô alter-humanité
encerclant les tics
compulsifs d’une moralité
absente et phtisique
Je hais mes gemmes
sans haine pour qui même
Autres se vit ailleurs
tout en étant ici
dans l’Heure actuelle
à la merci ─ « De rien » ─ me dit-elle
Quand ? Toujours encore
et toujours mon corps si lourd
tourne et retourne au
moulin chimère
combattue au confins par
l’hidalgo dont le vague
rêve échappe
à mes yeux et alpague
la chape de mon crâne
dans sa poche…que sonne
la cloche, cloche grave
Aiguisée jusqu’à ce que tonne
la foudre que mon entendement
entend moudre puis dissoudre
dans le verbe verbe-parole
que je prends
que je malaxe et déchire dans
l’axe étrange du délire m’aidant
M’aidant, m’aide et
m’aidera…
Des bras d’océans je cherche
Et les désire comme perche
salvatrice pour m’y
noyer endormi
dans l’ex-libris dévoyé
par Moi-même
Et sèment, sèment la pluie
vos yeux embués
où va se jeter le flux et
reflux du fleuve-ennui
Tranquille et long
Certes
Fragile dépression
Aussi, inertes
sont vos psys
dans l’abyssal
vertige excité
par les tics décorant la salle
où ma cécité
n’est que l’expression
Sous la pression
De mon corps en
miettes jetées
au sol carrelages
bleus dont l’adage
est l’azur délesté
de la césure où se clôt
la censure ─ grelot brisé ─
Mais toujours là présente
Et mettant le la à l’absente
censure auto-infligée
que l’on attend
dans l’encablure figée
de ma porte tout le temps
ouverte aux autres couleurs
que l’espoir
fait naître
dans nos pleurs
d’ardeur à Être !!!