Partager l'article ! poétique forestière: Pas l’arbre Mon art fait braaaaaaa Contre nos ennemis et corps pour les étoil ...
Pas l’arbre
Mon art fait braaaaaaa
Contre nos ennemis et corps pour les étoiles
Comme canne rien ne voile mieux apaisé dans ces coussinets !
Il enroule à bras le corps les mots hésitants dans un arbre à dire et à crier, sans soupirs ni regrets : un arbre à rien de Tout
A Tout de suite
A suite à bagages où les idées empaquetées voyagent.
Mon art fait breeeeeee
Lorsqu’il est d’automne
Que sa sève se nourrit de tout ce qui m’étonne
Que le jour m’éblouit comme la nuit fait l’amour
Que les feuilles se gorgent d’espoir
Et qu’elles s’éparpillent de mains en mains jusqu’à tomber au sol
D’ivresse-détresse, de mélanco-liesse…
Mon art fait briiiiiiiiiiii
Quand le seau est rempli de sauteries louées
Qu’il abrite un secret comme un tiroir sans clé
Qu’il n’est pas bridé mais colibri
Et qu’il hurle sans gants son désir inscrit en toute lettre sur un banc public, où s’embrasse qui le souhaite pour toujours…
Qu’il soit, au final, brigand débridé sans abri !
Mon art fait broooooo
Quand le soleil frappe son écorce
Quand les feuilles se désignent par d’innombrables noms
Quand il boit différemment la sève d’un autre bois
Quand il voit dix fées ramant lascives prés d’un haut bois
Car il brocarde le sens, il broie les bourgeons
Mais brode l’essence de mes sensations
Mon art fait bruuuuuu
Quand il est brut et tiré à la souche
Qu’il s’offre à tout âge et plonge dans les racines
Qu’il s’alimente de rêves couleur chlorofine
Espoir mentholé farouche
Il est alors abrupt tissant des étendues opaques et rectilignes
Ou bien aussi brutal qu’une malle en des traques et battues indignes
« Va donc, Primitif ! » est mon surnom…
On dit mon art fait de bric et de broc
Alors que de bra, bre, bri, bro, bru,
Il est bradé, brev’té, brigué, broché, brutalisé
Dans les tics et les tocs
De l’arbre
Qui ad hoc
Me sert
De corps
A
Palabres