Allons enfants de la literie Le jour de gloire-oisiveté Contre nous de la machinerie L’étendard du temps est daté Entendez-vous dans la besogne Mugir ces féroces patronats Ils viennent jusque dans ...
Pas l’arbre Mon art fait braaaaaaa Contre nos ennemis et corps pour les étoiles Comme canne rien ne voile mieux apaisé dans ces coussinets ! Il enroule à bras le corps les mots hésitants dans un ...
Broderies … aux biens armés. L’eau naviguait sur le sol enjoué par nos pas Si souhaités sont les mots bafoués par lambda Un lent oui provenant de Russie expulse dès lors De ma voix ces inepties ...
Fumées Evanescentes Allumées En descentes Eternelles Depuis La margelle Du puits Où se perd Le Repère longiligne De leur ligne Autoritaire Dont l'idéal serait pour toujours de me taire.
L'œillet De la lumière effeuillée Apparaît à mes yeux De langoureux œillets A jamais silencieux De la fleur aux pleurs Il n'y a que quelques pas Mais de celle-ci au bonheur Il faut partir de très bas.
À vol d'oiseau À vol d'oiseau tout semble à mes naseaux si minuscule Butte difforme où les cailles sans haut-de-forme s'encanaillent J'en suis ! ! ! ! de ceux rêvant en eaux-fortes à survoler les ...
Muet Derrière l'image se cache La caméra Que l'on imagine débarrassée Du savoir lâche D'un conserve-tout-sans-rien-dire Devant la caméra apparaît L'image aux multiples traduire Objectifs sans ...
Cinématière L'image s'écarte décentrée Elle flotte sur la fleur de ma peau, en eaux-fortes sous-titrées. De Babel Je ne Suis déjà plus que les pleurs identiques à Tout. Expulsé de ma gorge le cri ...
Agora Agora que chegaste Aux rives inconscientes Que sempre quiseste Eviter, brises naissantes, A epifânia de meu amar Est le frisson d'une caresse, Castanhos olhos de meu lar Que l'on retrouve ...
« Coupez ! » J'exécute sans penser Mes blessures D'un jet... ─ « cut! » Dit le réalisateur qui sait Faire perdurer L'objet... ─ « cut ! » Je percute à m'élancer En meurtrissures D'Alger... ─ &laqu ...
Apollon Le soleil Comme une lune éveillée Comme une étoile empaillée Comme la Une dévoilée Le soleil Comme une Rolex au poignet Comme un char dans le ciel Comme un solex au charnier Le soleil ...
L’écho de Chloé Tic-Tac ! Qui attaque ? Pile-face à la chasse, Passe, file ! Une idylle. Fils pâle, un beau mâle… … Un beau mâle Que tu fisses pâlir Devant la belle idylle Passant et filant, Tel ...
Green block Béton d'horizons verticaux À perte de vue tu t'étends Vers le ciel naturel De nos yeux Macadams pavés d'oiseaux Morts tu es le cercueil Ensablé aux temps Des essieux Hydrocarbure sans ...
Alcool linéaire T'as voulu boire un vin Et on a bu un vin T'as voulu boire une vinasse Et on a bu une vinasse T'as voulu boire une bière Et on a bu une bière T'as voulu boire un bacardi Et on a bu ...
Avante Avante la musique ! De mes calligraphies désinvoltement étalées. Avante les muses (sic) ! Perdues en fumées indûment brûlées. Avante la rythmique ! Sautillante et libre de tout sens ...
L'Onir Le corps n'a de muse que sa propre pensée : L'Onir qui aspire et inspire au plus profond De son âme, le visage inconnu et voilé De l'héroïne évadée des rêves en chansons. Tu assouvis le ...
L'AMERTUME À Ludo, mon ami... L'amertume, dis-tu ? Est un sentiment D'isolement Qui doucement Me tue Sans ménagement. La mer tue, me dis-tu ? Est l'isolement D'un sentiment Absurde, sûrement Et ...
Elle Lorsque le temps cesse de battre Laissant la place aux cœurs rêveurs Des amants songeant à l’astre illuminé, auréolé de ses saveurs. Heures, minutes, secondes Figées le temps d’un baiser ; ...
Muses volées Mon regard vit au travers d’une cage d’escalier S’envoler un pivert sans collier. Il piaffait assis sur le palier Tenant à son bec plié l’harmonica doré d’Orphée. Libre toujours et ...
L'Abbé tise Rien n’a de sens Pas même l’absence D’amour et tendresse Aux contours de ses tresses. Rien n’a d’aisance, Même complaisance Attendrie de pitié Aux pourtours des bénitiers. Rien n’a ...
La caverne Un immonde monde souterrain inculte Gronde dans les esprits sereins ignorants. Aveugle face à l’indiscernable clarté N’apercevant qu’une vaine réalité, Insipide et venimeuse, accaparant ...
Le fils aprodigue (cul 15) Amaigri je m’en vais Dégriser Le vent mauvais Qui s’est brisé Alourdi Je me tais À l’alizé De ma taie D’oreiller Dégrossi Je me quitte En adieux Vendus en kit Par les ...
Monologue épileptique Mon épilepsie est un poème Convulsif, sans mémoire érigée de moi-même. Émoi qui sème en voix de larsen ma peine. Mon épilepsie est un quatrain Subversif, en lavoir submergé ...
Morue Plats multiples brandis en bravade Vendue en boîte au kilo ou pas heureuse action Dans les rues à Lisbonne la mort se rue de Bonn à Tokyo et qu’elle y reste à jamais Accompagnée de son ...
Élytres Crissements mélodiques Au fond du silence nocturne D’une urne terrestre ; Dans laquelle des litres de larmes Débordent l’océan de nos drames. Murmures endormis résonnent Aux murs de mes ...
Corto Maltese L’émail de mon pull-over est incrusté D’horizons étirés vers l’angle de mes yeux ; Rayé blanc-bleu, je perds le Nord de Lisieux Et m’enfonce à travers les navires accostés. De ma ...
L’aube antique L’aube est une épine qui dort pour le salut d’un songe étendu comme un linge Sa haine est un secret que la Sphinge détient, miennes sont les réponses ailées du parquet Depuis des ...
Hilote blues C’est de ma pierre à chalumeau Que le soleil tend à voûter Le dos bosseur des Hottentots Sans cesse voués à trompeter. Larme-luciole de mon délire Accroche l’antre virginal En ...
À MES AMIS D’ANVERS ET CONTRE TOUS Sans m’alarmer, je prie Les vers un par un ; Car à lui seul il est parrain De tous les poètes épris. Avec une laine de verre J’isole chaque mot ; Jusqu’en ...
L’AMITIE L’ami a mis L’amitié À moitié Amidonnée Dos à dos. Nez à nez L’animé Met l’anis Abîmé À l'aîné Mal-aimé. Face à face Je m’efface Et repasse Dans l’impasse D’une crevasse Vissée du vice Et ...
PARIS-PRINTEMPS Paris-printemps m’enivre puis dérive Des livres en bateau sur la Seine éméchée. Soleil engazé aux rives penchées éclaire ma Raison, freine ma pensée. Les quadrimobiles filent à ...
LES TOILES ETOILÉES À Isabelle Chartier, Mes songes prolongent une nuit où bleuie Le regard d’un nénuphar vernis vert doré. Eblouis par le voile : des milliers d’étoiles Déployées sur les toiles à ...
DRAPEAU NOIR Soif argentée ornée de désirs mordorés, Faim veloutée de mes cris étouffés ; Expulsaient ma rage ambitieuse D’un cadavre à l’âme paresseuse. Épave immortelle au passé pesant Porte à ...
REGARD En lui, mes actes se multiplient… Je m’évade en lui Comme un prisonnier fuyant la nuit… Je m’éclate en lui Comme un poète échappant à l’ennui… Je me reflète en lui Comme la Lune devant la ...
Aires infinies à Pedro Eiras Mourir seul même entouré mal ou bien, vivre l’Un seul même isolé va-le-vient entre eux et moi, lacéré, impossible à enlacer, corps épaulés. La sibylle impalpable, ...
OBSESSION Je veux des mots Plein la tête Parsemée de rameaux. Je veux lettres et Cris dans l’en-tête D’écorce d’un hêtre. Je veux des phrases Tel un pense-bête Que l’éveil embrase. Je veux par ...
Pyrogravure Passant au sud do litoral esquecido No palco amargo e sombro je drape l’oublié ; La pause, à jamais savourée num suicídio vencido, Foi pálida à beira-sol de mon amour-sablier. Péniche ...
L’ARCADIESE Allons Pygmalions de l’écrit L’écritoire est préparée, Contre nous de l’hypocrisie L’étendard noir est torturé. Inspirez-vous dans les campagnes Mûrir ces colosses obsessions, Elles ...
LA POESIE La poésie est dans la rue Étroite de nos âmes errantes Au bout d’une impasse incongrue. La poésie est dans le cœur Des passants et passantes Saisis un instant par leurs peurs. La poésie ...